Editions De L'aube

  • "Vous tenez en vos mains l'intelligence et l'âme des enfants ; vous êtes responsables de la patrie.
    Les enfants qui vous sont confiés n'auront pas seulement à écrire et à déchiffrer une lettre, à lire une enseigne au coin d'une rue, à faire une addition et une multiplication.
    Ils sont Français et ils doivent connaître la France, sa géographie et son histoire : son corps et son âme. Ils seront citoyens et ils doivent savoir ce qu'est une démocratie libre, quels droits leur confère, quels devoirs leur impose la souveraineté de la nation. Enfin ils seront hommes, et il faut qu'ils aient une idée de l'homme, il faut qu'ils sachent quelle est la racine de toutes nos misères : l'égoïsme aux formes multiples ; quel est le principe de notre grandeur : la fierté unie à la tendresse."

  • Faire fleurir l'avenir Nouv.

    "Un changement rapide dans la mauvaise direction n'aidera en rien à faire fleurir l'avenir. Certes, nous avons besoin d'un changement, mais d'un changement conscient qui permette une régénération de nos sociétés. Nous avons besoin d'un changement conscient basé sur l'intérêt commun, d'un changement conscient dont l'objectif est de reprendre possession des biens communs et de les re-dynamiser. Ce n'est pas parce que d'autres détruisent et s'approprient les biens communs qu'il est impossible d'en reprendre possession. C'est là que la vraie démocratie participative a un rôle à jouer, car si je veux qu'on prenne soin de la rivière qui traverse mon village et qu'elle soit reconnue comme un bien commun, je dois participer à sa protection."

  • Dans cet ouvrage, le lecteur pourra (re)découvrir les mots choisis par le Général de Gaulle pour son premier discours prononcé à la radio de Londres, afin de lancer son fameux "appel du 18 juin", appel à tous les militaires, ingénieurs ou ouvriers français spécialistes de l'armement qui se trouvent en territoire britannique à se mettre en rapport avec lui pour continuer le combat contre l'Allemagne et où il prédit la mondialisation de la guerre. Considéré comme l'un des textes fondateurs de la Résistance française, demeurant un symbole, ce discours du Général est pour la première fois illustré par Pascal Lemaître, quatre-vingts ans après avoir été prononcé.

  • "Nous faisons partie d'un écosystème qui nous est indispensable. On a longtemps pensé que l'homme pouvait dominer la nature, en profiter, en faire son esclave. On retrouve cette injonction dans la Bible, dans la Genèse et également chez Descartes. Mais c'est une très mauvaise solution car notre domination sur la nature nous amène à des catastrophes. Il faut abandonner l'idée de profit pour tenter d'appréhender nos interactions avec tous les éléments de la nature, et comprendre que ces interactions nous sont fondamentales et qu'elle sont menacées."

  • Des plateaux du sud de l'Ardèche où depuis cinquante ans il expérimente ses convictions, Pierre Rabhi tend ses mains aux femmes, aux hommes déterminés à conscientiser l'enjeu écologique. Son utopie n'a jamais trouvé autant de résonance. Sans doute parce que son cri est, en premier lieu, d'amour.

  • Le seul antidote à la tentation barbare est l'humanisme régénéré que propose Edgar Morin. Le seul antidote aux aveuglements que produit la connaissance morcelée, compartimentée, réductrice, manichéenne est dans une connaissance et une pensée complexes. Les bienfaits de notre civilisation s'amenuisent. Ses carences - s'accroissent. Nous avons besoin à la fois d'une nouvelle civilisation politique et d'une politique de civilisation. Edgar Morin, sociologue et philosophe viscéralement en lutte, ausculte la civilisation contemporaine, dissèque les innervations de son dépérissement et défriche les voies de sa revitalisation.

  • En 1957, Albert Camus reçoit le prix Nobel de littérature. Il prononce à Oslo un discours personnel, puissant, engagé, qui marque les esprits. Il y évoque notamment l'idée qu'il se fait de la littérature et du rôle de l'écrivain. Il revient sur le mythe de l'écrivain solitaire (« L'art n'est pas à mes yeux une réjouissance solitaire. Il est un moyen d'émouvoir le plus grand nombre d'hommes en leur offrant une image privilégiée des souffrances et des joies communes. Il oblige donc l'artiste à ne pas s'isoler ; il le soumet à la vérité la plus humble et la plus universelle. ») et sur son engagement (« Par définition, il ne peut se mettre aujourd'hui au service de ceux qui font l'histoire : il est au service de ceux qui la subissent. ») Aujourd'hui comme hier, ses mots sonnent si juste...

  • Il avait tu son projet et n'avait programmé aucune narration ultérieure. Mais de retour de quatre mois de marche solitaire sur le chemin de Compostelle, l'Académicien avait éprouvé le désir de rapporter des émotions, des transformations, dans son ouvrage Immortelle randonnée (Guérin). Partant de cette expérience, le journaliste Denis Lafay interroge Jean- Christophe Rufin sur des sujets divers à valeur intemporelle et universelle. L'ascèse, la frugalité, le dépouillement, l'esseulement, la lenteur, la vulnérabilité.
    Un enseignement qui, s'il était initié par l'ensemble des décideurs, teinterait la société d'une plus grande humanité.

  • La terre, être silencieux dont nous sommes l'une des expressions vivantes, recèle les valeurs permanentes faites de ce qui nous manque le plus : la cadence juste, la saveur des cycles et de la patience, l'espoir qui se renouvelle toujours car les puissances de vie sont infinies....

    Avec ce texte, magnifiquement illustré par Pascal Lemaître, Pierre Rabhinous fait partager son amour pour la Terre, pour la nature, et nous appelle à en prendre soin.

  • Pierre Rabhi cultive bien davantage que l'agroécologie : une conception de l'existence humaine réconciliée avec la nature, c'est à dire une civilisation qui sanctuarise cette même beauté vivante qu'elle a fait le choix, au contraire, de détruire. L'inversion des paradigmes, utopique, à laquelle exhorte cet Ardéchois d'origine algérienne, interroge au-delà du rapport à la Terre : le système économique, la déliquescence des valeurs humaines et les conditions de leur restauration, le champ spirituel, la régénération de l'altruisme et de la solidarité... Pierre Rabhi place chacun face à sa conscience et à ses responsabilités. À sa quête de sens.
    À cette humanité "vaniteuse, effroyable, suicidaire", il promet le pire. Mais aussi la rédemption et le "bonheur" si elle s'emploie à métamorphoser un modèle de société "agonisant".

  • « Le monde religieux est en pleine ébullition.
    Les transcendants de chaque camp peuvent dorénavant se battre en expliquant qu'ils ont un mandat direct de (leur) Dieu. Tous ces nombreux Dieux uniques et miséricordieux - empreints de paix et d'amour comme il se doit - ont eu à faire face aux délires mortifères de leurs disciples et à l'arrivée massive et incontrôlée de morts aux portes de leur paradis. Ils doivent tous ensemble convoquer les hommes pour les ramener à la raison. Est-ce que quelqu'un a leurs adresses ? »

  • Un texte militant et actuel, pour la première fois illustré.

    Toni Morrison reste à ce jour la huitième femme et la seule auteure afro-américaine à avoir reçu le prix Nobel de littérature. C'était il y a vingt-cinq ans. À l'époque, l'Académie suédoise avait voulu récompenser celle qui « dans ses romans caractérisés par une force visionnaire et une grande puissance poétique, ressuscite un aspect essentiel de la réalité américaine ». Le discours prononcé par Toni Morrison à Stockholm, illustré pour la première fois, est à la fois très court et très dense ; on ne peut l'appréhender en une seule lecture : il faut y revenir plusieurs fois, pour saisir l'ensemble de ce qu'elle veut nous dire. Militant, ce texte évoque les minorités, interpelle la jeunesse, les mouvements de résistance, condamne la banalisation de la violence, le racisme du langage...

  • Que veut dire « être féministe » aujourd'hui ?
    Un homme peut-il se dire « féministe » ? Toutes les femmes le sont-elles ? Quel rapport entre féminisme et laïcité ? Est-ce difficile d'être à la fois femme et scientifique de haut niveau ? Annie Sugier, dans des termes clairs et accessibles à tous, revient sur l'émergence du mouvement de libération des femmes, sur son propre parcours de femme engagée pour la cause féministe, et sur les enjeux majeurs de notre époque dans le combat féministe.

  • Passionnant et riche dialogue entre deux penseurs de notre temps dont le trait commun est l'interdisciplinarité : sociologie, psychiatrie, psychanalyse. Ils constatent l'un et l'autre l'indissociabilité du cerveau et de l'esprit, l'interdépendance du culturel et du psychologique, du cérébral et du biologique. À la fragmentation du discours compartimenté, techno-scientifique, ils opposent le discours du rassemblement, de la connexion, de la communication et de l'empathie. Ce texte est l'un des classiques de l'Aube, il rejoint désormais la série des Petits Illustrés.

  • Un collégien interroge le botaniste écologue sur ce que recouvre le terme d'écologisme, le lien entre croissance écologique et décroissance économique, les OGM ou encore le rapport entre science et religion.

  • « Si le changement climatique est une menace grave qui nécessite une mobilisation au niveau mondial, il nous faut aussi réaliser, dit Jean Claude Ameisen, qu'il n'est que l'un des nombreux symptômes des dégradations de l'environnement planétaire que causent nos modes de vie. Et ces dégradations de la nature ont aujourd'hui, indépendamment de leurs effets sur le changement climatique, des effets négatifs majeurs sur la santé humaine. Un autre rapport à la nature, c'est-à-dire à notre propre humanité, doit s'inventer. Pas si éloigné que cela du regard émerveillé et inquiet que Charles Darwin portait sur ces espèces aux espaces désormais menacés. Jean Claude Ameisen est là pour nous le rappeler : on voit plus loin, sur les épaules de Darwin. » Nicolas Truong.

  • Son amour pour la grande chanson française, et notamment pour Serge Reggiani, inoubliable interprète du célèbre texte de Georges Moustaki, n'est pas fortuite : l'avocat pénaliste Éric Dupond-Moretti, auteur de plus de 150 acquittements, se livre ici comme jamais, au travers d'une sélection de confessions, de révélations, d'analyses, qui exposent un combattant de la liberté. De toutes les libertés, la sienne bien sûr, mais aussi celle des autres, de chaque autre et de tous les autres, cette liberté que les diktats de l'hygiénisme de l'uniformité, de la transparence, de la sécurité, de la moralisation mettent aujourd'hui en péril. À 58 ans, il est parvenu à une liberté d'homme, qui sert d'exemple à celle que la société est appelée à sanctuariser.
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  • "La Marseillaise est un grand hymne où sont associés Nation, République, universalisme, liberté, dans une intensité frémissante qui est justement celle de l'an I, de Valmy, du moment fondateur de la France républicaine et du moment paroxystique de la défense de la liberté nationale. En dépit de ses excès de langage qui, en contrepartie, apportent un extrême romantisme, il doit être conservé. C'est un hymne d'éveil et de résistance qui a valu pour les résistances qui ont suivi, qui vaut pour celles que nécessite notre temps, et qui vaudra pour les résistances futures." Edgar Morin

  • Qu'est-ce que la pédagogie ? Comment fonctionne l'école ? Quelles différences entre enseignement et éducation ? Michel Meirieu aborde toutes ces questions - et bien d'autres - de façon extrêmement accessible, dans cet échange avec un adolescent avide de comprendre le monde qui nous entoure. Il nous invite à aller à la rencontre de l'essentiel de sa pensée et la restitue avec clarté et concision. Il en résulte un entretien original, exigeant, admirablement souligné par le trait incisif de Pascal Lemaître.

  • Cet ouvrage rassemble les contributions d'Erik Orsenna à l'hebdo Le 1, mêlant des réflexions sur des sujets aussi divers que la fraternité, le travail, l'ailleurs, la mondialisation... auxquelles s'ajoute un dialogue avec Éric Fottorino, consacré notamment à l'un des sujets de prédilections d'Erik Orsenna : les moustiques ! Revenant au fil de l'entretien sur son parcours, ses voyages, ses rencontres, le philosophe nous transmet sa curiosité, son ouverture sur le monde, sa vivacité d'esprit revigorante.
    Pour cette édition, Pascal Lemaître s'est saisi de ses crayons pour venir illustrer le propos.

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